MARATHON DES SABLES AU PÉROU

Pourquoi je cours ? 
Pourquoi j’ai besoin de me lancer des défis plus grands que moi ? 

C’est une question que mon entourage, parents, amis, collègues… me posent souvent ! 
Je vais tenter d’y répondre en vous racontant mon dernier défi qui date du 1er décembre 2025: le Marathon des sables.

Je me suis lancée dans la grande aventure du Marathon des sables (qui n’a franchement rien d’un marathon). Dans le désert d’Ica au Pérou, considéré comme l’un des plus secs de la planète. L’épreuve s’étend sur 120 km, nécessitant de porter un sac d’environ 8kg pour assurer une complète autonomie pendant toute la durée de 3 jours.

Aujourd’hui, je peux dire: « je suis venue, j’ai vu et j’ai vaincu »… ce majestueux bac à sable !
Cette course est ma plus longue course à ce jour, la plus exigeante mais aussi la plus spectaculaire !
C’est une initiation brutale, une expérience sociale intense, un effort sans nom !
J’en ramène des émotions et évidemment des enseignements.

Avant cette course, il y a la préparation que j’ai eu plaisir à partager avec les happy runners de l’EASQY (Olive, Alex, Sabine, Blandine…et tous les autres) et bien sûr ma coach Moumoune qui a accepté de me guider avec un plan d’entraînement, des conseils bienveillants, un suivi hebdomadaire pour ne pas dire journalier dans une expérience qu’elle ne maîtrisait pas forcément (une longue distance dans le désert !). C’est déjà le début de l’aventure qui se vit en collectif. 

Pendant la course, mes pieds, mon dos, mes quadri… n’étaient pas complètement prêts malgré la préparation. Je crois qu’on ne peut jamais l’être vraiment ! 
Si j’ai réussi cet effort, j’ai aussi vu que le corps pouvait dire STOP aux plus affûtés. Il y a donc également un facteur chance ou une part d’inconnus élevés dans l’accomplissement de cet effort.

Courir dans le sable, c’est comme nager à contre-courant…
Courir avec une charge de 8kg, c’est activer le mode « tortue » ou mode « eco »…

Je me suis vraiment poussée, ! J’ai testé ma détermination à trouver l’énergie quand il n’y en avait plus. C’est impressionnant de voir comment notre corps et notre cerveau s’adaptent et acceptent de se pousser pendant des heures !

Cette course a quelque chose de spéciale, un concentré d’humains, de dépassements et de beauté des paysages.
Le silence du désert…
Le stress du lever du soleil sonnant le départ…
L’apaisement du coucher de soleil, signe d’accomplissement… (en tout cas pour moi car d’autres arrivent en pleine nuit)
La nuit étoilée…
La liberté d’avancer à son rythme…
Le minimum vital…
Les gens que l’on rencontre… débordants de générosité à partager leurs émotions et histoires de vie…

Que c’est riche de ressentir, de vivre et de partager !

Cette course était un face à face avec moi-même. Je me suis émerveillée, battue, j’ai pleuré, j’ai ri… j’ai déposé des choses dans le désert…
Je suis partie avec des doutes, je reviens avec des certitudes !

Je recommande évidemment à chacun de trouver cette expérience quel qu’elle soit. Il faut être mentalement et physiquement préparé même si on ne peut jamais être prêts !
C’est dur ! L’écrire me permet de ne pas l’oublier car c’est comme un accouchement, avec le temps, on oublie la douleur et on garde que le beau ! Et c’est tant mieux 😊
Au final, cette aventure m’a nourri. Sortir de sa zone de confort, c’est se sentir vivant. 
Je reviens donc à la question du « Pourquoi je cours ? » pour conclure cet article.
Je n’ai pas encore totalement trouvé la réponse.
Ce que je sais déjà c’est que ça me fait du bien de courir comme une thérapie silencieuse. Au lieu d’aller voir un psy, je cours.
Je cours pour évacuer mon stress…
Je cours pour me vider la tête et recharger mon cœur…
Je cours pour retrouver mes amis de course…
Je cours pour me donner un moment à moi et me retrouver face à moi-même…
Ça va… je cours
Ça ne va pas… je cours aussi.

POURQUOI ?
Pour transformer le trop plein en quiétude
Pour transformer la douleur en énergie
Pour transformer le doute en confiance
Pour transformer la solitude en émotion collective
Pour transformer la fatigue ou la peur en fierté

Je crois que le bonheur se trouve souvent juste derrière nos peurs…

C’est sans doute ma réponse !
Et vous ?

Cécile Da Rocha